Peut-on utiliser une cigarette électronique avant une opération ?

Peut-on vapoter avant de se faire anesthésier ?

Fumer une e-cigarette peut-il influencer négativement une opération chirurgicale ? Cette question reste la principale préoccupation des vapoteurs. La règle générale en France ne permet pas aux patients de manger, de boire ou de fumer avant une anesthésie. Mais cette mesure concerne-t-elle l’e-cigarette ? En dépit de la prudence des médecins, ils conseillent d’éviter la vape et le tabac classique.

Pourquoi l’interdiction de vaper avant opération ?

Le corps humain peut réagir de diverses manières à une analgésie. L’ingestion de certaines substances à quelques heures d’une intervention provoque parfois des allergies. Cette situation peut entraver le déroulement normal de l’opération.

Par exemple, la consommation de tabac entraîne des complications importantes chez le patient. La combustion de cette herbe à nicotine dégage du monoxyde de carbone qui ralentit le processus d’oxygénation.

Cependant, aucune étude n’a su prouver que la vape impacte l’organisme au cours d’une opération. En réalité, la cigarette électronique ne produit pas ce gaz. Elle n’empêche pas l’apport d’oxygène dans les poumons.

Toutefois, les anesthésistes déconseillent vivement le vapotage avant chirurgie. Votre médecin peut donc reporter cette étape en cas de non-exécution de cette mesure. En plus, cette recommandation permet de limiter les risques liés à l’anesthésie.

vapoter avant de se faire anesthésier

L’e-cigarette a-t-elle des conséquences sur la cicatrisation ?

Jusqu’à présent, aucune recherche scientifique ne peut prouver que la vape influe sur la cicatrisation post-opératoire. Selon l’anesthésiste et Professeur Bertrand Dureuil, l’utilisation de la cigarette électronique ou vapoter, aide pendant le sevrage tabagique pré ou post-opératoire. Sa suggestion aux patients dépendants de la nicotine après une intervention s’inscrit uniquement dans cette logique.

Cependant, la fumée de cigarette ralentit la cicatrisation et complique l’état de la personne. Ce mécanisme s’explique par l’émission de monoxyde de carbone durant la combustion du tabac. Les professionnels de la santé doivent ainsi encourager les patients qui souffrent d’addiction vis-à-vis de la nicotine à l’adopter.

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Enfin, n’hésitez pas à prendre l’avis de votre médecin avant et après l’intervention chirurgicale. Il peut vous indiquer également le meilleur e-liquide et les e-cigarettes pour arrêter de fumer. Son travail consiste à vous aider à choisir parmi les cigarettes électroniques et de bien calculer le diy.

Quelles sont les complications occasionnées par le tabagisme ?

Selon l’anesthésiste Ann M. Moller, le taux de létalité post-opératoire diminue considérablement lorsque le patient réussit à arrêter le tabac un mois avant l’intervention. Ses études sur la santé prouvent que le tabac retard la guérison chez les fumeurs qui n’appliquent pas cette recommandation.

Ils exposent leurs blessures à des microbes au quotidien. De même, les substances de cette herbe à Nicot inhibent la réponse immunitaire. Elles diminuent la performance des phagocytes ou globules blancs qui défendent l’organisme en présence d’affections ou de blessures cutanées.

L’addiction au tabac désactive presque entièrement le processus de récupération. La réparation osseuse et tissulaire ralentit peu importe le type de chirurgie. Le tabagisme augmente enfin le risque de complications pulmonaires de 70% comparativement à un homme en bonne santé.

Pour éviter ces risques, demandez l’avis d’un médecin. Il assiste les patients à calculer leur DIY et choisir les liquides correspondants.